La chaîne The Mountain Maker a récemment démontré qu’il est possible d’alimenter une ferme de 3D-printers grâce à l’énergie solaire. Dans une vidéo, l’auteur teste le Jackery Explorer 5000 Plus dans son atelier du Vermont, révélant des résultats surprenants.
Dans cet État où l’électricité coûte près de 22 cents par kilowattheure, la facture mensuelle peut atteindre jusqu’à 430 $ en hiver. Pour une ferme de printers, l’idée d’utiliser un tampon énergétique rechargé au soleil semble judicieuse.
Impression 3D et consommation énergétique
Le test a été réalisé avec un Elegoo Centauri Carbon 2. Lors du chauffage initial à 95°C, la consommation atteignait environ 1 000 W. Une fois stabilisée, elle oscillait entre 100 et 150 W pendant l’impression. À titre de comparaison, un micro-ondes consomme environ 1 200 W et un réfrigérateur entre 600 et 800 W.
L’impression d’un modèle multicolore, un grand lapin de Pâques, a duré 7 heures et 26 minutes. Malgré les nombreux changements de filament nécessitant un réchauffement supplémentaire, la batterie est restée entre 58 % et 65 % au matin. Une impression monochrome aurait laissé une capacité résiduelle de 90 % à 95 %.
Il est possible d’effectuer jusqu’à cinq impressions similaires sur une seule charge sans utiliser le réseau électrique.
Efficacité et défis de la recharge solaire
Après l’impression, un panneau solaire de 500 W a été connecté. Par temps clair, il fournissait entre 320 et 360 W, promettant une recharge complète en environ huit heures. Cependant, les nuages ont réduit cette entrée à seulement 40–80 W en fin de journée.
En six heures, la capacité est passée de 56 % à 73 %. Avec deux panneaux solaires, cette capacité aurait pu doubler pour atteindre environ 95 %.
L’Explorer 5000 Plus offre plusieurs avantages : protection contre les coupures d’alimentation grâce à son mode onduleur avec zéro temps de commutation, autonomie pour plusieurs cycles d’impression consécutifs et réduction potentielle des factures d’électricité via la recharge nocturne pendant les heures creuses. La rentabilité dépendra des tarifs locaux et du volume de production.
